Vu dernièrement un reportage sur l’implantation des centres de données numériques, les data-centers, en Irlande, surnommée “la Silicon Valley européenne” avec la présence des plus grandes entreprises Tech mondiales et la plus forte croissance économique de la zone Euro (7,8% en 2017), l’Irlande devient LA référence en matière de Big Data et un hub, un redistributeur, pour les data centers de Microsoft, Google, Facebook, Equinix et bien d’autre avec les avantages fiscaux paradisiaques qui vont avec.
Le problème c’est l’environnement. Cette industrie déjà très polluante en temps ordinaire, a décuplé avec le confinement. On adore partager les vidéos distrayantes, amusantes. Quand on y accède par un lien vers Youtube c’est un moindre mal. Celles qui sont envoyées en fichiers joints sont, par contre, dévoreuses d’énergie, surtout lorsque les fichiers dépassent les 5 Mo. Mais il n’est pas rare d’en recevoir qui font plus de 10 Mo. Quand on sait qu’il s’en croise des milliards chaque jour de part le monde, particulièrement en ce moment, c’est un gaspillage d’énergie effrayant qui s’ajoute à la catastrophe économique qui nous attend. En 2018, les vidéos en ligne ont émis 300 millions de tonnes de CO2, soit l’équivalent de l’empreinte carbone annuelle d’un pays européen.
C’est d’autant plus regrettable qu’on peut passer des heures à découvrir sur youtube des petites merveilles qu’on peut partager en copiant-collant simplement le lien. Et puis il semble aussi que le bilan soit moins désastreux si on utilise le téléphone pour les vidéos qui ne sont pas encore sur les réseaux.
Extrait d’un article où on rappelle les consignes à respecter pour limiter les dégâts : www.consoglobe.com/internet-pollution-reelle-cg