Ça y est, je bascule. Je savais bien qu’un jour je deviendrai réactionnaire et oserai le revendiquer. Mes amies féministes vont sans doute confirmer. Ça m’est arrivé ce matin, en lisant un article de La Provence “La révolte des crops top”. Un père, sur “Lesréseaux”, photo à l’appui, s’est indigné parce que sa fille a été menacée d’une heure de colle pour sa tenue vestimentaire. C’est vrai qu’elle n’avait rien de bien provoquant ; mais qu’avait-il à ameuter l’opinion contre les enseignants quand on sait toutes les difficultés qu’ont ces derniers – surtout en ce moment – à exercer leur métier. Vous vous rendez-compte ? “Menacée d’un heure de colle !” Résultat : 809 commentaires, 3264 partages, 636 “like” tout ça alimentant un mouvement de révolte des “crops top”.
“En gros, c’est de notre faute s’ils nous regardent !” disent les femmes-enfants quand on leur parle de “provocation”. C’est énorme ! L’adolescent, travaillé par ses hormones, préoccupé avant tout par sa sexualité, aurait, sans frustration, le même regard, le même intérêt pour la fille couverte de pied en cap et celle qui se dénude le plus possible ?
Qu’on éduque les garçons pour qu’ils n’aient pas ni paroles ni gestes déplacés, d’accord ! Mais qu’on leur reproche de regarder celles qui veulent être vues, c’est un peu fort. Évidemment, tout est récupéré en “règlement sexiste” puis qu’il ne vise que les filles. Mais on ne voit pas trop quels vêtements interdire aux garçons pour que les filles, “travaillées par leurs hormones” , ne jettent plus sur eux des regards concupiscents. Et puis apprendre aux garçons à contrôler leurs pulsions, ça va être dur, dans les quartiers “sensibles”… Dans un cadre familial patriarcal, c’est impensable, et à l’école, c’est du pain béni pour les enrôleur djihadistes.
En fait, l’école, c’est fait surtout pour apprendre. Je n’ai pas connu l’école mixte mais il me semble qu’au collège, avec une pin-up pulpeuse et parfumée à mes côté, j’aurais été encore moins attentif et, pour faire l’intéressant, encore plus insolent. C’est bien de cela dont souffrent, entre autres, les enseignants…
On pourrait résoudre sans doute le problème en exigeant le même uniforme, pour les riches comme pour les pauvres, pour les belles et les moins belles, toutes et tous sur le même plan. Une belle blouse sur le corps de la jeune femme, en attendant qu’elle redevienne, sortie de l’école, le “champ de bataille du patriarcat”. Là, effectivement, y a du boulot ! Faut pas se tromper de combat.